#burger

Et vous, votre burger, vous le mangez comment ? Cette question me vient à l’esprit après plusieurs constats isolés qui me poussent à considérer la consommation de ce sandwich chaud comme un réel phénomène de société.

A la question de savoir d’où vient l’immense intérêt des jeunes enfants pour les burgers, la réponse me semble évidente : du fait de pouvoir braver les interdits, qui plus est avec la bénédiction parentale. Car oui, un burger à cet âge-là se mange inévitablement avec les doigts !

Pour la classe d’âge supérieur, nos ados, c’est une question de budget et donc de survie. Quoique. Quand on voit ce qu’il faut de burgers et de portions de frites pour assouvir l’appétit vorace d’un adolescent en pleine croissance, c’est un point à reconsidérer.

Et ensuite ?

Ensuite, le jeune adulte se détourne du fast food traditionnel pour le resto-café-bar. Lieu tendance avec présence assurée de groupies. Mais il n’en oublie pas pour autant son plat préféré, le burger, qu’il se doit, et non pas doigt, à présent, de tenter manger avec des couverts. Fort heureusement, à ce stade, le recourt aux mains y est encore toléré.

Plus tard, le burger reste de mise. Manière inavouée de se sentir encore dans le vent ? Tous les restaurants, même les plus chics s’y sont mis et les variations sont infinies. Bien qu’atteignant des prix records (à titre d’exemples : 45 francs au bar de l’hôtel des Bergues à Genève et 45 euros au sommet des pistes de Courchevel) il n’en reste pas moins un plat populaire, si si, ayant dorénavant volé la vedette au traditionnel club-sandwich. C’est peu dire.

Quand je repense à ma grand-mère, qui dans les années 80’ avait eu – selon ma propre interprétation du moment- l’outrecuidance de demander des couverts dans un Mac Do, et bien en fait, elle était drôlement en avance sur son temps ma mamie ! Car à cette époque-là, il n’y avait pas grand-monde pour proposer des burgers sur la carte des grands restaurants.

Si donc je devais proposer une forme de synthèse pour clore ce sujet de société, je qualifierais le burger de plat transgénérationnel, créateur de lien social et « procurant [ndlr. du fait de sa nécessaire mastication] du bonheur ». Oui oui, ne rigolez pas, je l’ai lu quelque part et cela relevait d’une étude très sérieuse. Comme quoi, le bonheur tient vraiment à peu de choses.

Une réponse à « #burger »

  1. Avatar de Soraya Régis
    Soraya Régis

    Happy burger Marion!!!
    Euuuh, non ! Happy birthday je veux dire! 🙂

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