« 50 ans après, la NASA veut à nouveau envoyer des hommes sur la lune. » C’est ce que l’on pouvait lire la semaine dernière sur des écrans digitaux et probablement aussi sur quelques manchettes de journaux.
Personnellement, c’est bien le genre d’information qui ne me fait ni chaud ni froid. Cela ne va pas changer ma façon de vivre. Et encore moins celle dont je regarde la lune.
Pourtant, lorsque le message repasse, une deuxième puis une troisième fois, un sentiment amer monte en moi. «Pétard de punaise » comme dirait ma Belle-mère – que j’admire beaucoup pour cette subtile tournure de langage, moi qui lutte au quotidien pour réfréner un juron bien moins élégant commençant par la même lettre. La Lune, Mars… bon sang, mais pour quoi faire?
Comprendre notre environnement est déjà complexe, s’aventurer à tenter l’expérience au niveau de l’univers me semble un peu présomptueux, mais admettons. Quant à dèpenser des millions, que dis-je, des milliards, chaque année, pour envoyer des missions, créer une station spatiale internationale et pourquoi pas, débuter des vols habités vers la lune…S’imaginer donc, pouvoir aller vivre, un jour, sur une autre planète, là franchement, j’avoue que ça me dépasse.
Ils croient quoi tous ces gens ? Qu’en conquérant le ciel ils vont gagner leur paradis? Il y a bien mieux à faire pour cela. Et c’est sur Terre que ça se passe. Alors oui bien sûr, certains me diront que c’est tout de même grâce à de telles agences que l’on a pu envoyer des satellites qui permettent, outre de faire fonctionner nos téléphones et GPS, d’observer la Terre et tout ce qui s’y passe. Fair. Quoi que, quand je dis tout, c’est TOUT, donc peut être pas si « fair » que cela. Mais enfin Mars et la Lune… Ils ont été biberonné à Star Wars, c’est pas possible !
Bref, il y a des sujets qu’il ne vaut mieux pas aborder. Moi qui rêvais qu’un de mes enfants deviennent astronaute- je me demande bien d’où m’était d’ailleurs venue cette idée -, et bien il devra se contenter du métier de pilote. Et toc.
Quant à Mars, à part la barre chocolatée homonyme, elle n’a rien qui me fait rêver. En tout cas pas au point de vouloir m’en approcher. Je préfère continuer à regarder le ciel étoilé, me noyer dans l’infini de la Voie lactée. Voilà ma préoccupation pour les prochaines soirées d’été. D’ici là, rien. Croire sans chercher à comprendre. Contempler toute la beauté qui nous a été donnée. Juste rêver…


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