#bise

bise: nom féminin. Vent sec et froid soufflant du nord ou du nord-est.

Non.

bise: nom féminin. Baiser

On se rapproche… En même temps, lorsque l’on me « claque » la bise, je n’ai pas non plus le sentiment de me laisser donner un baiser.

Sacré phénomène sociologique que cette bise. Et en tant que femme, j’ai quelques anecdotes à raconter sur le sujet.

Aussi loin que remonte ma mémoire, la première pourrait s’intituler « la giffle » et date d’un matin de Noël. Quel âge pouvais-je bien avoir…7-8 ans… ? Alors que j’étais très affairée à la manipulation de mon nouveau jouet, un microscope reçu pour l’occasion, apparaît ma Grand-mère. A sa salutation matinale, mon tort est de ne répondre que par un « bonjour » sans lever les yeux de mon appareil. Dès lors, au moment de tendre la joue pour y recevoir son tendre baiser, c’est un soufflet que j’eu la surprise de recevoir. Joyeux Noël.

Deuxième anecdote. Appelons-là « effluves » ? C’était au sein de l’un de mes premiers emplois. Jeune diplômée débarquée dans un univers paternaliste dans lequel je répondais au nom de « mon petit ». La bise est de rigueur. La tournée prend un certain temps. Dans un nuage de fumée pour certaines – nous sommes au début des années 2000 et on fume encore autour de la machine à café – ce ne sont pourtant pas celles qui me dérangent le plus. Non, la plus redoutable et celle de B*. Non que son accolade soit brutale ou malveillante, mais… parce que cela me contraint systématiquement à porter l’odeur de son after-shave pour le reste de la journée. Bienvenue mon p’tit.

Plus récemment, « la claque ». Mon ado ramène quelques copains à la maison. Il en est un que j’ai déjà vu et même conduit en voiture. Je m’approche, souriante, la main droite déjà libérée de toute obligation prête à se tendre en direction de l’invité lorsque qu’au son de ma voix « Bonjour R*, comment vas-tu? », une joue impubère vient se coller, recto-verso, contre la mienne avec, en coup de grâce un « bien et toi? ». Vas-y. J’te claque la bise. Je te tutoie. Double claque.

Aujourd’hui, tout est plus simple. Grâce au corona, on ne s’embrasse plus. Plus de « vent » lorsque l’on change de région et oublie que « ah oui, c’est vrai, ici c’est seulement 2! ». Plus de joue qui pique avec les barbus. Plus d’odeur importée ni de malaise improvisé: « euh j’me souviens plus, on s’embrasse ? ».

Voilà. La bise s’en est allée, gelée, emportée par les courants du nord ou du nord-est.

Une réponse à « #bise »

  1. Bien vu les déclinaisons de  » la Bise »! En Ardèche, c’est 3 bises, à Fribourg aussi…c’était pratique ! 😉

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