#les_habitués_(suite)

Ça y est, je l’ai fait !

Hey, vous ne connaissez pas Marion, profil ennéagramme 1. Pour ceux qui connaissent cette méthode de profilage en matière de développement personnel, tout est dit. Pour les autres… ben, je ferai une chronique spécifique pour vous expliquer.

Bon mais quand même, « Tu en as mis du temps ! » ne manqueront pas de remarquer certains… Oui c’est vrai. Mais j’ai une explication ! Il fallait bien que je trouve un prétexte, un motif, que j’entraîne mon approche et surtout, que je réfléchisse à ce que j’allais dire.

Bien entendu au départ, je me suis trouvé mille excuses pour reporter mon acte : pluie, froid, trop tôt, en retard. Ce n’était jamais le bon jour. Puis le printemps s’est achevé. L’été est arrivé. Ah l’été… vous n’imaginez pas l’influence de la météo sur mon humeur. Alors j’ai commencé à ralentir et d’un plus large sourire à saluer « mon » habitué. D’un simple bonjour, je me suis vu lui souhaiter une belle journée. Mais ce n’était pas assez. Moi qui déteste les banalités, il me fallait trouver mieux, un scénario et qui plus est bien rodé…

C’est alors que l’évidence s’est offerte à moi : mes chroniques ! Oui, j’allais m’arrêter, me présenter et lui offrir une de mes chroniques. Bien entendu, pas n’importe laquelle. Celle qui parle de lui, #les_habitués. Quelques jours (semaines ?) se sont encore écoulés, le temps pour moi de l’imprimer. Hier soir, je l’ai glissée dans une enveloppe et précieusement rangée dans mon sac à dos. Enfin, je suis prête. Maintenant, il n’y a plus qu’à.

D’ailleurs ce matin j’ai failli partir trop tôt. Qu’elle n’aurait pas été ma déception, après tous ces mois de préparation, de louper mon occasion. Mais non. Est-ce bien lui ? Oui, il est là, je l’aperçois déjà. Est-il déjà en pleine conversation ? Non, la voie est libre. J’amorce ma décélération. Voilà, j’y suis. Je m’arrête, pose pied à terre et retire mes lunettes de protection. Chaque matin je circule plein est, face au soleil, sans compter les IVNI (Insectes Volants Non Identifiés) qui sont nombreux en cette saison.

« – Bonjour !

– Ah bonjour…

– Voilà, ce matin je m’arrête. Quand même depuis le temps…

– Oh c’est gentil.

– J’ai un petit cadeau pour vous. Oh ce n’est pas grand-chose, mais j’écris et je voulais vous faire lire un texte… qui parle de vous.

– Ah bon ? … Et comment vous appelez-vous ?

– Mari…anne (j’avoue avoir un peu hésité entre Marion et moi. Bien sûr, Marion c’est moi, mais… bref, vous m’avez compris)

– Moi c’est C*  [ndlr : demander autorisation pour utilisation du nom]

– Et son chien c’est Sam, intervient un autre habitué promeneur de canidé qui a nous rejoint et suis la conversation, intéressé.

– Enchantée ! C’est amusant non, cette situation. De se croiser comme ça tous les matins. Cela créer quelque chose…

– Oui, il y a un autre cycliste comme ça, un monsieur qui s’arrête aussi de temps en temps pour discuter.

– Ah oui, vraiment ? (zut, je ne suis pas la seule. On me retire mon privilège !)

– … »

Bref, nous échangeons encore un peu, puis prenons congés.

Voilà, c’est fait. Le plus difficile est passé. Restera l’heure de vérité, demain… Qu’en aura-t-il pensé ? Aura-t-il été amusé ? Ou sera-t-il peut être fâché ? Pas évident d’ainsi se dévoiler…

En attendant, me voici toute guillerette. Remplie d’une certaine forme d’allégresse. Chose promise, chose due. Et je m’y suis tenue! Belle démonstration de la force de caractère qui anime le profil 1. Oui, vous avez le droit de me féliciter. J’en ai aussi besoin pour progresser.

Mais maintenant me voici bien avancée! Lancée dans une forme de feuilleton, je ne m’y étais pas vraiment préparé… Il va falloir assurer.

Suite au prochain épisode !

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