Cela vous arrive-t-il parfois, à vous aussi, de ne rien faire? Avoir un moment tranquille, enfin, dans le tumulte de la vie – professionnelle, familiale…- et de vous retrouver soudain seul et… de ne plus savoir quoi faire? Juste être là. Se poser quelque part et laisser son esprit vagabonder. Prendre le temps, respirer, observer: la brise agitant les feuilles d’un tilleul, les nuages jouant dans le ciel dégagé de l’été. Les jouets des enfants dans le jardin égarés… Surtout se retenir. S’empêcher de se lever pour aller les ranger. Ou à une quelconque tâche s’afférer.
Écouter le pépiement des oiseaux. Observer le vol des milans qui tournoient à l’affût d’une proie. Sentir les rayons du soleil qui réchauffent doucement l’air… Être là, présent, mais à soi seulement.
C’est sans doute un privilège. D’ailleurs la culpabilité fait soudain son entrée. N’y a-t-il pas une pile de linge qui attend d’être lavée? Une armoire qui mériterait d’être rangée? Un petit plat que je pourrais mijoter voire, une chronique à rédiger? Oui, certainement. Mais non, pas maintenant. Ces instants sont trop rares et trop précieux pour ne pas pleinement s’y consacrer.
Alors je vais prendre congés. Ici vous abandonner pour à mon non occupation me concentrer. Car oui, ne rien faire demande de la volonté. Libérer son esprit de toute pensée est un art à travailler. Un jardin intérieur à cultiver.
Zut, voilà les enfants. L’école est terminée. Ma récréation achevée. Rien reprendra plus tard. Rien peut bien attendre.


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