Vous avez probablement tous, déjà vu, une de ces affichettes collée à l’arrière d’une voiture. Baby on Board.
Bien que mère de famille et pour ainsi dire «jeune maman » multirécidiviste, je n’ai jamais vraiment saisi le sens ou ne serait-ce que l’utilité de ces stickers.
« Hello world! Ça y est, je suis maman, n’oubliez pas de me féliciter! » ou bien « Attention, jeune maman au volant. Entre dépression d’hormones et montées de lait, vaut mieux pas m’énerver. » Parce que soyons clairs, en cas d’accident, je ne suis vraiment pas certaine que l’autocollant puisse être d’une grande utilité. Du genre « Si vous me faites le pare-chocs, allez-y tout doux ». Comme si c’était le genre d’évènement que l’on maitrise. Non, vraiment ce truc là me laisse perplexe.
En revanche, il y en a un sujet connexe qui retient toute mon attention. C’est le véritable baby on board. Celui que vous remarquez dès le passage du contrôle de sécurité et qui a l’art de vous tendre les nerfs lorsque vous le retrouvez à la salle d’embarquement. Alors bien sûr, nous n’allons pas faire d’un cas une généralité. Mais tout de même, tout le monde sait qu’un bébé, entre 0 et… 24 mois, ça pleure. Et surtout, ça ne parle pas pour aider à comprendre les raisons de ses larmes. Donc première conclusion: en tant que parent, il faut déjà un sacré tempérament aventureux pour avoir ne serait-ce que l’idée de prendre l’avion avec un bébé. Mais admettons.
Vous l’avez donc repéré. Encore relativement tranquille, à babiller dans les bras de ses parents. Vous vous surprenez même à penser: « Quel adorable bambin ! ». Évidemment, vous souhaitez tout de même secrètement que sa place soit la plus éloignée de la votre. Parce que bon ça va, côté bébé, on à déjà donné.
L’embarquement débute. Les femmes et les enfants d’abord. Ou presque. Vous attendez patiemment votre tour. A quoi bon se presser, les places sont réservées non ? Bon ok, parfois ça coince au niveau des bagages cabines et il n’y a rien de plus agaçant, à l’atterrissage, que de devoir attendre que l’avion se vide pour accéder enfin à sa valise que l’hôtesse à aimablement placée à l’arrière de l’appareil. Ah ça y est, cette fois c’est votre tour. Une hôtesse et un steward vous accueillent de leur large sourire ultra bright. Rapide coup d’œil vers la cabine de pilotage. Le pilote a une bonne tête, vous voilà rassuré. Puis commence la remontée des sièges en direction du numéro de votre allée… Hou là là… aïe… non, c’est pas vrai… Eh bien si, vous avez tiré le gros lot: vos places sont juste devant celles de la jolie famille au bébé. Aller aller, pas de panique. Tout peut encore bien se passer.
Je ne vous ferai pas l’affront de vous détailler les 3 heures de vol qui s’en sont suivies. Ce fut évidemment affreux. Non, pas pour nous. Enfin si quand même. Mais dans cette situation je ne peux m’empêcher de me mettre à la place des pauvres parents. Parce que avoir un bébé qui pleure – et encore je suis gentille, parce que les termes crie et hurle seraient certainement plus appropriés – ce n’est déjà pas drôle: « Tu crois qu’il a faim? Il a peut-être mal aux oreilles? Et si c’était le ventre? A moins que sa couche soit pleine… Mais c’est fou, il est jamais comme ça d’habitude !!! » Mais imaginez la gêne ressentie vis à vis des autres personnes. Savoir que les cris de son enfant sont en train d’exaspérer les quelques 300 passagers qui vous accompagnent, ça c’est vraiment la pire épreuve. Et pour rien au monde je n’aurais voulu être à leur place.
Finalement, c’est peut-être pour cela qu’on leur pardonne. Même si franchement, on se demandera toujours ce qui pousse les gens à prendre l’avion avec un bébé.


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