#question_de_mode

Alors là, elle est bien bonne celle là ! Imaginez votre garçon de 11 ans, qui comme tous les pré-ado de son âge, et les suivants, ne connaît qu’un seul style de chaussure: la basket. Bien sûr il y a les baskets d’intérieur pour les leçons de gym, les crampons pour le foot mais surtout, les baskets pour tous les jours. Bref, de la chaussure de sport dans tous ses états.

Il rentre de l’école et soudain me demande:

« – Maman, la semaine prochaine on va courir en extérieur en sport, je mets quoi comme chaussures?

– Et bien, tes baskets.

– Mais j’en ai pas !

– Comment ça tu n’en as pas, et c’est quoi ce que tu portes tous les jours ?

– Mais ça c’est pour aller à l’école !

– Oui mon chéri, mais avant d’être des chaussure du quotidien, ce sont avant tout des baskets, des chaussures pour faire du sport précisément.

– Mais non, pas celle-là !

– Eh bien si, celle-là. Tu ne crois tout de même pas que je vais t’en acheter une nouvelle paire juste pour aller courir ! »

Et votre enfant de repartir bredouille, songeur et maugréant car décidément sa mère n’y connaît rien.

Pourtant de novice je suis passée experte. Car ce petit là à 3 grands frères et sœurs, qui comme lui se revendiquent de cette génération basket. Croyez-moi, je les écumes les rayons et magasins spécialisés pour tenter d’y dégoter la paire la moins basket possible, la plus citadine s’il en est. Mais lorsque face à une énième tentative pour la convaincre d’acheter autre chose (entendez par là une simple paire de chaussures, des vraies, des bottes, des bottines, des boots… bref, ce qu’elle veut mais juste autre chose que des baskets) sa sœur me rétorque, « Laisse tomber maman, j’suis une princesse en basket », tout est dit.

J’ai tout même réussit à en infléchir un avec une paire de Vans. Wahou… des chaussures de skateur contre celles d’un basketteur. Je suis tombée bien bas. De guerre lasse, je prends tout de même cela comme une victoire. Petite, de l’ordre de la bataille, mais une victoire tout de même.

Bon avouons-le, moi aussi je porte des baskets… mais c’est uniquement parce que les jolies chaussures ne font pas bon ménage avec les pédales crantées de mon vélo. Marquées dessous, griffées dessus et le pied droit plus que le gauche… À non je vous jure, les baskets à vélo, c’est une nécessité. Mais par contre, il n’y a pas plus heureuse que moi le week-end lorsqu’il m’est à nouveau rendu possible d’enfiler mes chaussures de Cendrillon: les belles, les chics, les féminines et surtout, celles à talon.

Quant à mes ados, j’ai tout essayé. Voire tout espéré… jusqu’à la chute sur la chaussée verglacée. Oui bon d’accord, je n’en suis pas très fière…Mais puisque rien n’y fait. Allez savoir, cela finira peut-être bien par leur passer. Après tout ce n’est qu’une question de temps, question de mode.

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