Je ne rêve plus, je ne fume plus
Je n’ai même plus d’envie
Je suis mal dans ma peau, je divague dans la fièvre
Je suis comme orpheline au fond de mon lit
Je n’ai plus envie, envie de me lever
Quand cela va-t-il cesser
Je n’ai plus de vie et même mon lit
Part à la dérive
C’est tout qui s’en va
Je suis malade, complètement malade
Comme chaque hiver où on manque de lumière
Et où le brouillard nous fait broyer du noir
Je suis malade, parfaitement malade
Ça arrive on ne sait jamais quand
Ça repart on ne sait jamais où
Et ça va faire bientôt huit jours
Même si on s’en fou
Comme à un rocher, tel un naufragé
Je suis accrochée, à quoi ?
Je suis fatiguée je suis épuisée
De faire semblant d’être bien quand les peines sont là
Je crois toutes les nuits, que demain tout sera fini
Pour moi tout ira mieux
Mais toute la nuit, mon corps se replie
Je ne sais plus où aller, je suis cernée
Je suis malade, complètement malade
Elle traverse mon sang, glisse dans mon corps
Je suis comme un oiseau mort rongée si je m’endors
Je suis malade, parfaitement malade
Je suis privée de toutes mes idées
Je suis vidée de toutes mes pensées
Pourtant avant, moi, j’avais du talent
Cette maladie me tue, si ça continue
Je crèverai seule, oui c’est ça
Seule sur mon radeau sans mouchoir ni sirop
Écoutant ma propre voix qui divaguera
Je suis malade, complètement malade
Comme chaque hiver où on manque de lumière
Et où le brouillard nous fait broyer du noir
Je suis malade, c’est ça je suis malade
Je suis privée de toutes mes idées
Je suis vidée de toutes mes pensées
Et j’ai le cœur complètement malade
Cerné de barricades t’entends je suis malade
Merci à Serge Lama et à la fièvre, de m’avoir offert ces quelques minutes de divagations et permis ce regain d’imagination.


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