#votations

« Etes-vous d’accord avec l’initiative du non à l’obligation de… »

« Votez en faveur du contre-projet en faveur de la lutte du … »

enveloppes de votations populaires suisses

Nom d’une pipe! Mais quel crédit peut-on réellement porter aux résultats des votations populaires ? Non, je ne remets pas en cause la démocratie, ni l’appareil législatif et encore moins la fiabilité du système de dépouillement et de comptage. Nous ne sommes pas aux Etats-Unis tout de même ! Toutefois, quand je m’arrête sur l’intitulé des questions, et que je dois m’y reprendre à plusieurs fois afin d’être sûre 1/ d’avoir bien compris la question 2/ de ne pas m’être plantée dans la réponse, et bien je me demande quelle peut bien être la proportion de gens qui se trompent, et celle de ceux qui renoncent tout simplement.

« Votez Non à l’initiative 2x Oui concernant l’obligation de renoncer à l’interdiction ouvrant un droit aux porteurs de la loi autorisant un recours en cas de refus du consentement . » Oui, c’est une pure invention. Mais notez que si l’on prenait la peine de chercher, je suis sûre que l’on trouverait dans nos archives nationales des exemples, pour ne pas dire pépites, à la hauteur de mon imaginaire.

Du coup, lorsque mon esprit s’emballe et que mon analyse de la langue française n’y suffit plus, je fais appel à mes lointaines connaissances en mathématiques.

Souvenez-vous des bases, telles que 1 et 1 font 2. Niveau supérieur : +(-2) = -2, -(-2) = 2… c’est mathématique. Donc par mimétisme, la double négation devrait également annuler la négation. Ainsi, un NON (négatif) suivi d’un OUI (positif), précédant tous deux une interdiction (négatif), doit être à même de se transformer en une pseudo équation telle que -(+)- = – – = +

Si je vote NON au OUI de l’interdiction, je n’interdis plus, j’autorise. Enfin…, c’est bien ça, n’est-ce pas ?

Ça y est, j’ai voté. Ecrit ma réponse que j’espère lisible (pourquoi ne font-ils pas des cases à cocher ?). Signé, car oui, il ne faut pas oublier de signer et reglissé le tout dans l’enveloppe d’origine. Je referme. Tant bien que mal car comme d’habitude, l’ouverture ne s’est pas faite correctement, malgré pointillés et force délicatesse. Je retourne l’enveloppe. Oh et zut… voilà, une fois de plus, je n’ai pas pensé à vérifier le sens et me retrouve avec ma signature à la place de l’adresse… Grrrr… y’a plus qu’à re-ouvrir…. Encore plus délicatement que jamais, sortir, retourner, reglisser, refermer. Résignée.

Bon, cette fois j’y vais. La prochaine boîte aux lettres n’est qu’à quelques pas. C’est bon, je… euh, enfin non. Mais qu’y a-t-il encore d’écrit là, en tout petit… « Si vous déposez dans un office de Poste, veuillez affranchir au tarif en vigueur ». Ah ben voilà, c’est cuit, pas de timbre, bureau de Poste fermé, je n’ai plus qu’à rentrer.

Décidément, voter est bien moins simple qu’il n’y paraît. Dur dur d’être un citoyen parfait.

Rédigée dans sa version originale le 4 mars 2021.

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