#fidélité

Et vous, combien en avez-vous, de ces fameuses cartes de fidélité ? Bien qu’y étant très attachée – phénomène féminin ? -, je crois que je les déteste autant que je les collectionne.

Tout d’abord, j’ai dû me résoudre à acquérir un porte carte leur étant exclusivement réservé, mon portefeuille, bien qu’au format généreux (et bien oui, je suis une femme) ne pouvant plus les contenir. 26 ! Je viens de les compter. C’est pire que ce que j’avais imaginé.

femme aux cheveux relevés tenant des cartes dans ses mains

Ensuite, il faut se méfier. Entre les cartes payantes qui demandent mûre réflexion et savants calculs afin de déterminer qui, du commerçant ou du client, sera finalement le vrai gagnant et celles avec une date de péremption, rares sont les cartes qui offrent une réelle reconnaissance à votre fidélité.

Tenez, prenons par exemple cette carte à cases qui ne vous permet d’obtenir une récompense qu’en fonction de votre nombre de passage en caisse. Donc indépendamment du montant de vos achats ou du nombre d’articles acquis. N’avez-vous pas remarqué que c’est, presque toujours, lorsque vous tendez au graal que : soit la carte, soit le commerçant (enfin son commerce) expire ? Et vous voilà placé au pilori des bonnes âmes désabusées.

Les coupons ? C’est vrai, ils offrent une certaine forme d’espoir. Votre fidélité enfin récompensée, vous recevez, par voie postale, votre bon d’achat. Mais alors que vous goûtez à peine à la satisfaction de cette reconnaissance, bien des obstacles vous attendent. 1ère option : Oui, vous avez bel et bien reçu un coupon d’une valeur de, disons CHF 10.-. Malheureusement, son utilisation est conditionnée par un nouvel achat dont le montant est souvent bien supérieur à vos habitudes de dépenses. Oubliez le bon.

2ème option : aucune modalité. Pince-moi je rêve ! Vous foncez. Toutes les conditions semblent réunies : vous avez du temps, les magasins sont ouverts – pour les Fribourgeois: nous sommes samedi, mais par chance il n’est pas encore 16h -, vous avez trouvé un truc qui vous plait et la vendeuse est sympathique. Vous êtes à la caisse, votre cœur palpite. « Avez-vous la carte du magasin, Madame ? ». La carte ? Non seulement la carte, mais aussi un bon. LE bon. Le bon, zut…, mais que se passe-t-il ? où est mon bon ? Et là, tout s’effondre. Le bon est fatalement resté sur la table du salon.

Osez avouer que rien de tout cela ne vous est jamais arrivé ?

Aller, courage. En amour c’est plus simple, il n’y a pas de carte à tamponner.

Rédigée dans sa version originale le 6 septembre 2020

Une réponse à « #fidélité »

  1. A mon avis du devrait être journaliste, bravo pour tes chroniques uniques..bisous

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