Le toboggan… quel drôle de nom pour parler de ce tronçon d’autoroute qui relie Châtel St-Denis à Vevey. Cela fait-il référence aux véhicules accidentés qui, d’automne à mars, glissent littéralement sur la chaussée lorsque celle-ci est humide ou verglassée ? Parce que bon, ok ça descend fort, ça tourne, mais quand même, de là à comparer cela à un toboggan. Surtout qu’en règle générale, point de vue vitesse, on est assez limité.
D’ailleurs, avez-vous déjà été pris dans les bouchons du « toboggan » ? Oui, ceux du vendredi soir ou encore du samedi matin, lorsque vous descendez du plateau pour rejoindre les bords du Léman, la Riviera comme ils disent. C’est bien cela, juste avant la bifurcation qui permet, à gauche de rejoindre le Valais, à droite, de partir en direction de Lausanne et de Genève. Enfin juste… généralement quand ça bouchonne, cela peut remonter bien haut… et quand je dis bien haut, je pense bien avant les premiers panneaux annonçant dans quelle voie se placer.
Malgré tout, il y a toujours ceux qui se croient plus malins que les autres, ou au-dessus des règles, ou qu’importe, mais qui mettent en péril la vie de tous les autres. Ceux qui donc, continuent à descendre par la voie de droite (Lausanne), tout en sachant pertinemment qu’ils devront se rabattre. Ce qu’ils font bien sûr, au dernier moment, quitte à utiliser pour ce faire la voie zébrée ou celle d’urgence. Et je ne parle même pas de ceux qui s’arrêtent littéralement dans la voie de droite en attendant qu’une brèche s’ouvre dans la file ininterrompue de véhicule à gauche. Bref, l’horreur.
C’est dans ce genre de situation que je ne peux m’empêcher de penser: mais que fait la police ? Où est-elle ces jours-là, à ces horaires bien précis ? La police de la circulation n’officierait-elle que pendant les heures de bureau ?
Fort dommage, car avouons-le, ce serait le jackpot garanti ! Imaginez entre les voitures de luxe immatriculées à Bâle, les camionnettes de travaux immatriculées en Europe de l’est et tous les autres chauffards locaux qui profitent de ce terrain vierge pour se la jouer Jo Siffert, il y en aurait des amendes d’ordres à dresser.

Ah que j’aurais aimé, ce jour-là, dégainer mon téléphone portable pour filmer la scène… Quoique, avec ma veine, j’aurais encore eu le moyen de tomber sur le seul officier en fonction et de me faire amender pour usage du téléphone au volant.
Le pire dans tout ça, c’est qu’en prime, ils osent encore nous narguer avec leurs gentils messages sur leurs beaux panneaux à message variable : « Pour éviter les bouchons, évitez les heures de pointe ». Ben voyons, j’en parlerai à mon chef, tiens. Je suis sure qu’il sera très heureux de me laisser partir plus tôt les vendredis après-midi, juste « pour éviter les bouchons ».
Ah non vraiment, je vous le dis, et eux aussi d’ailleurs : « Restez à la maison ».
Rédigée dans sa version originale le 28 juillet 2020.

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