#big_data

Je ne sais pas vous, mais en ce qui me concerne, j’ai toujours trouvé que les chiffres avaient quelque chose de captivant. Je ne parle pas du nombre pi et des personnes, d’ailleurs souvent atteintes du syndrome d’Asperger, capables d’en retenir plusieurs dizaines de chiffres après la virgule. Non, je pense plutôt ici aux nombres des choses et des phénomènes.

femme devant un écran d'iPad rempli de lignes de code
Ce à quoi peut ressembler la big data

Tenez, par exemple, saviez-vous qu’une seule poignée de terre forestière contient plus d’organismes vivants que la Terre ne compte d’êtres humains ? Ou que, dans le même registre, une cuillère à café de cette même terre (t minuscule) contient plus d’1 km de filaments de champignons ?

Non, et moi non plus je l’avoue. Pourtant, je trouve cela fascinant. Bien sûr, ce n’est pas le genre d’information facile à placer au cours d’une discussion et encore moins lors d’un entretien d’embauche, mais qu’importe. A la lecture de tels éléments, et pour peu qu’il nous soit possible de les retenir, on se sent soudain un peu plus érudit. Comme s’il nous était soudainement donné de prendre part à quelque chose d’infiniment grand. Cela me laisse rêveuse…

Un autre jour, feuilletant un livre pour enfants, j’ai également découvert que chaque seconde, davantage de sable s’envole du Sahara que d’eau ne s’évapore des océans. Portant le Sahara c’est moins grand que les océans, non ? Malheureusement beaucoup moins poétique, j’y ai appris au même titre que chaque seconde dans le monde, 53’000 $ sont dépensés pour l’armement contre seulement 410 $ investis dans l’aide humanitaire. Toute aussi importante et formative que puisse être ce genre d’information, elle laisse inévitablement beaucoup moins rêveur.

Tout cela pour dire que c’est bien souvent lorsque l’on s’y attend le moins, que l’information nous tombe dessus. Au détour d’un roman plutôt que dans une revue scientifique, dans un livre pour enfants plutôt que dans un journal périodique. Comme quoi, nous devrions davantage nous intéresser à ce que lisent nos enfants. L’air de rien, leur littérature semble bien plus docte que nombre de nos lectures d’adultes.

Rédigée dans sa version originale le 20 août 2020.

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